numero 24 - Juin 2015 homepage    

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Bienvenue sur le Site: «Partout dans le monde». Découvrez la revue des sœurs de la Charité de sainte Jeanne-Antide Thouret: une fenêtre sur la Congrégation, l’Eglise et le monde.

3 Septembre 2015
MOYEN-ORIENT 13 millions d’enfants privés d’instruction

Plus de 13 millions d'enfants du Moyen-Orient sont privés d'instruction à cause des conflits qui sévissent dans la région, a déclaré l'Unicef dans un rapport, en affirmant que les espoirs de toute une génération étaient ainsi anéantis. En Syrie, en Irak, au Yémen et en Libye, près de 9000 établissements scolaires sont inutilisables soit parce qu'ils ont été endommagés ou détruits soit parce qu'ils servent de bases aux parties aux différents conflits respectifs ou encore de centres d'accueil pour les déplacés. Mais il ne s'agit pas tant de dégâts matériels infligés aux structures que du désespoir de toute une génération d'enfants en âge scolaire qui voient leur  chances s'évanouir et leur avenir disparaître, tel que l'a souligné Peter Salma, directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Les 13,7 millions d'enfants privés du droit d'étudier représentent près de 40% de toute la population scolaire de Syrie, Yémen, Irak, Libye, Jordanie, Turquie, Territoires Palestiniens et Soudan et l'Unicef redoute que ce chiffre ne soit voué à franchir la barre des 50% d'ici quelques mois.

Plus particulièrement, en Syrie, une école sur quatre a fermé ses portes depuis mars 2011, entraînant des effets immédiats sur plus de deux millions de petits élèves.

Dans son rapport Education Under Fire (L'éducation assiégée), l'Unicef dénonce également le meurtre, l'enlèvement et les arrestations arbitraires d'éducateurs et de membres du personnel scolaire, qui passent désormais aux faits divers dans la région. C'est pour cette raison que des milliers d'enseignants ont choisi de fuir leur pays d'origine. [Misna]

5 Septembre 2015
LE MONDE Le nombre de migrants et de réfugiés a explosé

Il y a eu les images des « assauts » coordonnés de centaines de personnes s’écharpant sur des grillages barbelés dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. Puis les décomptes macabres des dizaines, centaines, milliers de personnes mortes noyées dans la Méditerranée, les images des survivants hagards après avoir réussi à traverser la mer sur une embarcation de fortune. En cette rentrée, ils sont toujours plus nombreux à tenter de rejoindre l’Europe, certains fuient la guerre dans leur pays, d’autres la misère.

Cet afflux de migrants et de réfugiés est-il réellement le plus important depuis la seconde guerre mondiale, comme on a pu le lire et l’entendre récemment ? Les données de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (le Haut-Commissariat aux réfugiés ou HCR), qui comptabilise depuis 1951, dans chaque pays du monde, les demandeurs d’asile, ceux ayant obtenu le statut de réfugié, les déplacés intérieurs ou encore les apatrides, permettent de répondre à cette question : oui, c’est vrai. Il n’y a jamais eu, et de très loin, autant de réfugiés dans le monde depuis plus de soixante ans – on inclut ici et par la suite, dans la dénomination de « réfugié », toutes les catégories mentionnées ci-dessus.

L’augmentation, progressive, a connu une accélération fulgurante depuis 2005. On comptait cette année-là 19,4 millions de réfugiés dans le monde – sans compter les rapatriés, de retour chez eux après une période d’exil. Début 2015, ils étaient 52,9 millions.

Cette très forte augmentation résulte notamment de la multiplication des conflits – le HCR en a compté 14 au cours des cinq dernières années : huit en Afrique (Côte d’Ivoire, République centrafricaine, Libye, Mali, nord du Nigeria, République démocratique du Congo, Soudan du sud et, cette année, Burundi), trois au Moyen-Orient (Syrie, Irak, Yémen), un en Europe (Ukraine) et trois en Asie (Kirghizistan, plusieurs régions de Birmanie et du Pakistan). Les suites de conflits passés, comme des guerres civiles en Colombie ou au Népal, y ont aussi contribué.

 Les Syriens, première nationalité représentée

11,7 MILLIONS DE RÉFUGIÉS SYRIENS

Sans surprise, le contingent le plus important de réfugiés provient de Syrie, où la guerre civile débutée en 2011 est désormais une guerre totale dans un pays en ruines. Le HCR dénombrait en début d’année 11,7 millions de déplacés syriens, sur une population initiale de 23 millions de personnes, soit plus de la moitié. La situation est tellement catastrophique dans le pays que l’agence des Nations unies reconnaît désormais automatiquement comme « réfugié » toute personne fuyant la Syrie.

6,4 MILLIONS DE RÉFUGIÉS COLOMBIENS

Plus étonnant, la deuxième nationalité la plus représentée parmi les réfugiés dans le monde est colombienne. Un peu plus de six millions de personnes ont fui les combats de la guerre civile entre l’armée et les groupes paramilitaires – FARC en premier lieu –, qui a causé la mort de plus de 220 000 personnes. Il s’agit principalement de déplacés intérieurs.

4,1 MILLIONS DE RÉFUGIÉS IRAKIENS

Les Irakiens sont la troisième nationalité la plus touchée avec 4,1 millions de réfugiés. Un peu plus d’un tiers (1,5 million de personnes) sont des déplacés intérieurs, tandis que les autres ont fui le pays, qui a connu la guerre en 2003 puis la guerre civile entre chiites et sunnites.

Pour l’anecdote, le HCR comptait 104 réfugiés français fin 2014 : 54 aux Etats-Unis, 36 au Canada et 14 en Allemagne. Comme Slate l’expliquait dans un article en 2013, il s’agit principalement d’enfants nés de parents étrangers qui sont nés sur le sol français et ont donc la nationalité française, mais dont la famille bénéficie du statut de réfugié.

Les Proche et Moyen-Orient concentrent un tiers des réfugiés

Où tous ces migrants, réfugiés et déplacés sont-ils ? Le HCR constate que neuf réfugiés sur dix se retrouvent dans des pays considérés comme économiquement moins développés – et non en Europe. Parmi ces principales terres « d’accueil », on retrouve le trio comptant le plus de nationaux réfugiés (Syrie, Colombie, Irak) mais également la République démocratique du Congo (3 millions), le Pakistan (2,8 millions) et le Soudan (2,4 millions). (Le Monde)

 
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